07.11.2006

corruption

 

L’Indice de Perceptions de la Corruption 2006 confirme le lien entre la pauvreté et la corruption
Démontre que les rouages de la corruption restent bien huilés, en dépit de l’amélioration de la législation


Berlin, 06 November 2006

Berlin, 6 Novembre 2006 – L’Indice de Perception de la Corruption (IPC), publié aujourd'hui par Transparency International (TI), met en évidence un lien profond entre corruption et pauvreté. Les pays à faibles revenus demeurent en queue de classement.

"La corruption enferme des millions de personnes dans la pauvreté," a déclaré Huguette Labelle, Présidente de Transparency International. "Malgré une décennie de progrès dans l’établissement de législations et de régulations anti-corruption, les résultats d’aujourd’hui montrent qu’il reste beaucoup à faire avant de pouvoir observer de réelles améliorations dans le quotidien des populations les plus défavorisées."

L’Indice de Perception de la Corruption 2006 est un indice composite établi à partir de plusieurs sondages d’opinion d’experts se prononçant sur leur perception du niveau de corruption dans les secteurs publics de 163 pays (panel le plus large analysé dans l’IPC depuis sa création en 1995). Il classe les pays sur une échelle de zéro à dix, zéro indiquant un degré de perception de la corruption élevé et dix indiquant un degré de corruption perçu comme faible.

Les résultats de l’IPC 2006 mettent en évidence une forte corrélation entre corruption et pauvreté. Près de trois quarts des pays figurant dans le classement ont obtenu une note inférieure à cinq. On trouve dans cette catégorie tous les pays à revenus faibles ainsi que tous les pays Africains du classement à l’exception de deux. Cela indique que la corruption est perçue comme élevée dans la plupart des pays du monde. Soixante et onze pays – près de la moitié des pays analysés – ont une note inférieure à trois, ce qui est le signe d’une corruption perçue comme endémique. Haïti obtient la note la plus faible avec 1,8. La Guinée, l'Irak et le Myanmar partagent l’avant-dernière place avec une note de 1,9. La Finlande, l'Islande et la Nouvelle-Zélande ont la note la plus élevée (9,6).
Les pays pour lesquels la corruption est ressentie en croissance notable sont le Brésil, Cuba, Israël, la Jordanie, le Laos, les Seychelles, Trinité-et-Tobago, la Tunisie et les Etats-Unis. La corruption est au contraire perçue comme en recul pour l'Algérie, la République tchèque, l'Inde, le Japon, la Lettonie, le Liban, l’île Maurice, le Paraguay, la Slovénie, la Turquie, le Turkménistan et l'Uruguay.

Une concentration d’Etats généralement considérés comme « défaillants » apparaît clairement à la fin du classement. L'Irak a chuté à l’avant-dernière place. Les enquêtes d’opinion d'avant-guerre concernant ce pays n’ont pas été pris en compte dans l’IPC 2006.

Si les pays industrialisés obtiennent une note relativement élevée dans l’IPC 2006, nous notons cependant la persistance d’importants scandales de corruption dans beaucoup de ces pays. Bien que la corruption ait dans les pays industrialisés un impact moindre sur la pauvreté et le développement que dans les pays émergents, ces scandales démontrent qu'il importe de rester vigilant.

La question des facilitateurs

La mauvaise note de nombreux pays indique que les facilitateurs de la corruption continuent à aider les élites politiques à blanchir, accumuler et profiter de richesses injustement acquises et souvent tirées de biens publics dérobés. La présence d’intermédiaires complaisants – souvent originaires des économies dominantes ou qui agissent à partir d’elles - encourage la corruption. Les corrompus savent qu'il y aura toujours un banquier, un comptable, un avocat ou tout autre spécialiste prêt à les aider à produire, transférer ou stocker leurs revenus illicites.

Le crédit-bail anglais au Kenya et les scandales qui lui sont liés en sont un bon exemple. John Githongo, l'ancien responsable de la lutte anti-corruption au Kenya, estime que des fonds publics ont pu être détournés grâce à des contrats frauduleux en utilisant des sociétés-écrans sophistiquées et des comptes bancaires localisés dans des juridictions européennes et offshore. Selon l'Indice de Corruption du Kenya de TI Kenya, la corruption coûte environ 1 milliard d’US$ chaque année aux Kenyans, tandis que plus de la moitié d’entre eux vivent avec moins de 2 US$ par jour.

Les actes de corruption impliquent un donneur et un receveur. Concernant le donneur, TI préconise le recours à des mesures strictes telles que la criminalisation de la corruption à l’étranger déjà prévue par la Convention de l'OCDE. En ce qui concerne le receveur, TI demande que soient publiés les patrimoines des agents publics et que soient adoptés des codes de conduite.

Les malversations sont souvent rendues possibles par des professionnels issus de secteurs variés. Les intermédiaires corrompus établissent un lien entre donneurs et receveurs, créant ainsi un contexte de confiance mutuelle et de réciprocité. Ils s’efforcent de donner un aspect légal aux pratiques de corruption et d’assurer que la responsabilité soit endossée par des boucs émissaires dans le cas où les malversations seraient découvertes.

"Les sociétés et les associations professionnelles d’avocats, de comptables et de banquiers ont une responsabilité particulière pour l’adoption de mesures plus strictes contre la corruption," a affirmé David Nussbaum, Directeur de Transparency International. "A travers les fonctions de commissariat aux comptes ou de conseil fiscal, ils peuvent efficacement contribuer à la lutte contre la corruption."

Transparency International préconise :


La promotion et, si nécessaire, l’adoption de codes de conduite spécifiques à la corruption par les associations professionnelles (par exemple l'Association Internationale du Barreau, l’Association Internationale de la conformité et les associations professionnelles d’experts comptables) ;
Des formations professionnelles visant à s’assurer que les intermédiaires honnêtes comprennent mieux leur rôle ;
Des sanctions juridiques ou professionnelles pour les professionnels du droit, de la finance et de la comptabilité qui rendent la corruption possible ;
Un examen plus rigoureux du rôle des centres financiers opaques qui facilitent les transactions entachées de corruption.

Transparency International est l'organisation mondiale de la société civile menant la lutte contre la corruption.

le 4 octobre 2006, TI a rendu public son Indice de Corruption des Pays Exportateurs relatif à la propension des entreprises des 30 principaux pays exportateurs à payer des pots-de-vin à l’étranger.

Le 7 décembre, TI publiera son Baromètre Mondial sur la Corruption 2006 qui exprime les perceptions des populations sur les degrés de corruption dans les principales institutions telles que les juridictions, le parlement ou la police. Le Baromètre est publié en prévision de la Journée mondiale contre la corruption, le 9 décembre 2006.

Télécharger les résultats de l’IPC 2006

 

http://www.mecaniqueuniverselle.net

 

source : Transparency International

23.10.2006

Où sont les Las casas et les Montesinos?

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Où sont les Las casas et les Montesinos? Où sont les Ghandi, les soeurs thérésa, les Martin Luther King, les Coluche, les Abbé Pierre ?...

 

il me semble qu'il  manque aujourd'hui au sein de l'ensemble des communautés religieuses,des personnages carismatiques,généreux,altruistes,capablent d'influencer les puissants de ce monde pour qu'ils cessent rapidement les cruautées qu'ils inffligent à toute la population vulnérable humaine.

Espérons qu'aparaissent rapidement des êtres humains, capablent de se révolter contre la force inflexible et froide.

 

05.10.2006

Toujours les PN

 

En circulant sur le Web et je suis tombé sur ce post :

 

- les seuls militaires US à revenir de la guerre du Vietnam indemnes de stress post-traumatique, étaient les PN (autrement dit les pervers narcissiques).........ils sont insensibles à la souffrance des autres (Hurni, saccages psychiques au quotidien).  
 
Actuellement, aucun traitement n'est reconnu efficace..... (Pour soigner les pervers narcissiques)

Ce qui signifie que plus un monde engendre de guerre, de violence, de chaos, plus il démolit les sensibles et les empathiques, et donne du pouvoir aux pervers narcissiques. Et plus les pervers narcissiques ont du pouvoir, plus ils rendent le monde dur et violent.

Mon sentiment se confirme de plus en plus ; le problème majeur de l'humanité, vient du nombre de pervers narcissiques dans les grands pôles de décision ou d'influence, (politique, médias, affaires, cinéma, etc. )

Plus ce nombre est grand, plus le monde et violent, barbare, et insensible 
plus ce nombre est petit, plus le monde et paisible.

Aujourd'hui le nombre est grand.

J'ai commencé une réflexion sur ce sujet, cela va sans doute devenir un chapitre sur mon site.

 

 

03.10.2006

La perversion narcissique

Je suis en train de lire un livre très intéressant de Hubert Deschamps : « les européennes hors d'Europe de 1434 à 1815. » aux presses universitaires. Voici un petit passage qui montre que le problème des guerres, des oppressions, des maltraitances n'est pas le fait des religions, mais des hommes qui utilisent les religions comme prétexte pour exprimer toutes leurs pulsions guerrières narcissiques et sadiques. Nous sommes aux alentours de 1500 et le mondes entiers commençait à devenir une vaste colonie pour les Européens. Les colons peuvent se distinguer en deux modèles : les humanistes qui tendent à considérer les autres comme leurs semblables qui sont curieux de la différence des étrangers et veulent apprendre d’eux, et les narcissiques qui les considèrent comme inférieurs, comme des sous hommes que l'on doit l'utiliser en tant qu'esclaves et bétails … si les narcissiques en plus d'être narcissique maltraitent les autochtones, il passe dans la catégorie des pervers narcissiques ou des sadiques narcissiques.

 L'Amérique constitue donc l'essentiel de l'empire espagnol ; c'est un ensemble de mondes séparés par les distances énormes du piéton ou de la voile ; seuls les centres, leurs environs et les principaux itinéraires sont occupés et fréquentés. Les conquérants ont été des aventuriers, tous hidalgos à les entendre ; beaucoup, illettrés et brutaux, considèrent que le pays conquit est a eux et n'y connaissent d'autres lois que celle de leur gloriole et leur avidité. Leur foi intolérante est un moyen d'oppression. Par contre des moines (augustins, franciscains, dominicains, plus tard jésuites) s'élèvent contre la frénésie de l'or et l'exploitation des indiens.

Le plus grand problème de l'humanité ce n'est donc pas la religion ou la laicité, le marché ou le politique, le communisme ou le libéralisme, c'est la perversion narcissique, c'est ce type de caractère machiste, sadique et raciste, froid, calculateur et fondamentalement méchant, dépourvus de véritable morale humaine, qui se régalent insidieusement ou ouvertement de la souffrance des autres... C'est ce genre de type qui apprécie la torture et qui la pratiquent soit de manière individuellement sur son entourage soit de manière collective lorsqu'il a le pouvoir, c'est ce genre d'être humain qui ne voir que lui, son clan, son pays, sa religion et qui déteste tout ce qui est étranger à cela, ce type d'êtres humains "bien sous tout rapport", bien intégrés à la société, et qui prône des discours anti-moraux qui ont tout l'air de la morale :

si tu bouffes pas les autres c'est les autres qui te bouffent 

trop bon trop con. 

si ce n'est pas moi qui le fais, un autre le fera à ma place.

etc.

Si vous avez des phrases types du pervers narcissique ajouté les

22.09.2006

quand on aura fini de se regarder en chien de fusil

 

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NATIONS UNIES (Reuters) - Les dépenses militaires dans le monde ont atteint 1.060 milliards de dollars en 2006, soit davantage que le précédent record établi du temps de la Guerre froide, affirme l'organisation humanitaire Oxfam.

"Les ventes d'armes ne déclenchent pas les conflits, mais elles les alimentent et les rallongent assurément", a déclaré Bernice Romero, d'Oxfam. "Il est temps que le monde endigue le flot incontrôlé d'armes vers les zones de guerre du monde entier."

Le précédent record en la matière avait été établi en 1988, vers la fin de la Guerre froide, lorsque 1.030 milliards de dollars avaient été consacrés à des dépenses militaires, d'après Oxfam.

Ce montant avait ensuite baissé avant de remonter régulièrement depuis 1999, précise cette organisation.

Les estimations d'Oxfam se fondent sur les chiffres rassemblés chaque année par l'Institut international de recherche pour la paix de Stockholm.

reuters

19.09.2006

Aimez vous les uns les autres ...

 Comme je vous aime ... dit la bible ...

 Il ne me semble pas que Dieu puisse préconiser cela uniquement pour la communauté chrétienne ...

Les 3 monothéismes s'accordent à dire qu'il n'y a qu'un seul Dieu ...

Ne serait-il pas possible à la raison humaine du 21eme siècle, cette raison dont le pape semble vouloir faire l'éloge, d'imaginer qu'il s'agit bien du même Dieu vers lequel se portent le regard et les esprits des Juifs, des chrétiens et des musulmans ... qu'il s'agit bien de la même divinité regardée par les hindous et les bouddhistes ? ne serait il pas possible de comprendre qu'il s'agit bien de la même et unique puissance créatrice de l'univers dans sa totalité ? La même énergie qui anime l'atome et nous permet à chacun de vivre ?

S'il s'agit du même Dieu, peut-il être content de voir ses véritables croyants se déchirer en son nom au lieu de s'opposer aux matérialistes guerriers de toutes sortes Y compris ceux qui se réclament d'une religion ?  Dieu serait-il content de voir s'entredéchirer ses croyants véritables, au lieu de les voir se battre (mais sans verser de sang) contre les véritable semeurs de chaos, de violences, de perversions, de haines, de communautarismes, et de marchandisation de l'homme ?

Les vrais ennemis de la religions, qu'ils soient "religieux" ou non, sont ceux qui transgressent les vraies morales humaines et religieuses ... ceux qui, pensant que Dieu n'existe pas, profitent de leurs pouvoirs pour maltraiter leurs semblables ... ceux également qui utilisent dans les livres sacrés, les métaphores favorables à l'exercice de leurs crimes, de leurs narcissismes pervers et de leurs égoïstes dévastateurs …

Ce que disent globalement tous les textes sacrées,  c’est d’aimer son prochain quel qu’il soit, de partager ses richesses, d’être bon, charitable, et juste envers les étrangers ... de ne pas succomber a ses pulsions prédatrices, de faire le bien pour l’ensemble de la communauté humaine, de préférer la paix à la guerre, de faire passer au second plan les biens et les richesses materielles, après le respect que nous devons à chaque être humain …

 

voici le texte de 

benoitXVI 

"La plénitude de la raison unique"

medium_benoit.jpgC'est pour moi un moment émouvant que de me trouver encore une fois à l'université, et encore une fois pouvoir y donner une conférence. Mes pensées me ramènent à ces années au cours desquelles après une belle période passée à l'institut supérieur de Freising j'ai commencé mon activité d'enseignant à l'université de Bonn. C'était - en 1959 - à l'époque de l'université à l'ancienne, avec ses titulaires pour les différentes chaires, où il n'y avait ni assistants ni dactylos, mais, en revanche, le contact avec les étudiants et surtout entre les professeurs était très direct. On se rencontrait avant et après les cours, dans la salle des professeurs. Les contacts avec les historiens, les philosophes, les philologues et naturellement aussi entre les deux facultés de théologie, étaient très étroits. 
 

Une fois par trimestre, il y avait ce qu'on appelait un dies academicus, où les professeurs de toutes les facultés se présentaient devant les étudiants de l'université, rendant ainsi possible une expérience d'universitas, (...) c'est-à-dire l'expérience du fait que, malgré toutes nos spécialisations, qui parfois nous rendent incapables de communiquer entre nous, nous formons un tout et travaillons dans la plénitude de la raison unique dans ses différentes dimensions, et nous nous trouvons ainsi ensemble face à la responsabilité commune du bon usage de la raison - ce fait devenait une expérience vivante. (...)
Tout ceci m'est revenu en mémoire quand j'ai lu récemment la partie éditée par le professeur Théodore Khoury (Münster) du dialogue que l'empereur byzantin érudit Manuel II Paléologue mena en 1391, durant son séjour d'hiver à Ankara, avec un Persan lettré sur le christianisme et l'islam et la vérité des deux. C'est probablement l'empereur lui-même qui retranscrivit ce dialogue durant le siège de Constantinople, entre 1394 et 1402 ; cela explique aussi pourquoi ses propres raisonnements sont restitués beaucoup plus en détail que ceux de son interlocuteur persan.
Le dialogue porte sur l'ensemble des structures de la foi contenues dans la Bible et le Coran et insiste particulièrement sur l'image de Dieu et de l'homme, mais nécessairement aussi sur la relation entre - comme on disait alors - les "trois lois" ou les "trois ordres de vie" : l'Ancien Testament, le Nouveau Testament, le Coran. Je n'ai pas l'intention de développer ce thème au cours de cette leçon ; je voudrais m'arrêter sur un seul point plutôt marginal dans la construction du dialogue dans son entier - qui, dans le contexte du thème "foi et raison", m'a le plus fasciné et qui servira de départ à mes réflexions sur ce thème.
Dans la "septième controverse" (...) éditée par le professeur Khoury, l'empereur aborde le thème du djihad, de la guerre sainte. L'empereur savait certainement que dans la sourate II, 256 on peut lire : "Aucune contrainte dans les choses de la foi." C'est un texte de la période initiale, disent les experts, durant laquelle Mahomet était lui-même sans pouvoir et menacé. Mais, naturellement, l'empereur connaissait aussi les dispositions développées plus tard et fixées dans le Coran concernant la guerre sainte.
Sans s'arrêter sur les détails comme la différence de traitement entre les peuples du Livre (juifs et chrétiens) et les incroyants, il s'adresse à son interlocuteur d'une manière étonnamment abrupte pour nous en lui posant la question centrale du rapport entre religion et violence. Il lui dit : "Montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau. Tu ne trouveras que des choses mauvaises et inhumaines, comme le droit de défendre par l'épée la foi qu'il prêchait."
L'empereur expose ensuite minutieusement les raisons pour lesquelles il est absurde de diffuser la foi par la violence. Une telle violence est contraire à la nature de Dieu et à la nature de l'âme. "Dieu n'aime pas le sang, dit-il, ne pas agir selon la raison (...) est contraire à la nature de Dieu. La foi est le fruit de l'âme et non du corps. Celui qui veut conduire quelqu'un vers la foi doit être capable de bien parler et de raisonner correctement et non d'user de la violence et de la menace... Pour convaincre une âme raisonnable, on n'a besoin ni de bras ni d'armes, ni non plus d'un quelconque moyen par lequel on peut menacer quelqu'un de mort..."
La phrase décisive dans cette argumentation contre la conversion forcée est la suivante : agir de manière déraisonnable est contraire à la nature de Dieu. L'éditeur Théodore Khoury commente : pour l'empereur, un Byzantin éduqué dans la philosophie grecque, cette phrase est évidente. En revanche, pour la doctrine musulmane, Dieu est absolument transcendant. Sa volonté n'est liée à aucune catégorie, pas même celle de la raison. Dans ce contexte, Khoury cite l'oeuvre du célèbre islamologue français Roger Arnaldez, qui relève qu'Ibn Hazm va jusqu'à déclarer que Dieu ne serait pas même engagé par sa propre parole et que rien ne l'obligerait à nous révéler la vérité. Si telle était sa volonté, l'homme devrait pratiquer l'idolâtrie.
C'est ici que s'ouvre, dans la compréhension de Dieu et donc dans la réalisation concrète de la religion, un dilemme qui nous interpelle très directement. La conviction qu'agir contre la raison est contraire à la nature de Dieu est-elle seulement une pensée grecque ou est-elle valable en soi et toujours ? Je pense que, sur ce point, se manifeste la profonde concordance entre ce qui est grec dans le meilleur sens du terme et ce qui est foi en Dieu fondée sur la Bible.
Modifiant le premier verset du Livre de la Genèse, le premier verset des Ecritures saintes, Jean commence le prologue de son Evangile par ces mots : "Au commencement était le verbe (logos)." C'est précisément les mots qu'emploie l'empereur, Dieu agit (synlogô), avec le logos. Logos signifie à la fois raison et verbe - une raison qui est créatrice et peut se communiquer, mais, justement, comme raison. Jean nous donne ainsi le dernier mot sur le concept biblique de Dieu. Le mot dans lequel toutes les voies souvent pénibles et tortueuses de la foi biblique rejoignent leur but, trouvent leur synthèse. Au commencement était le logos, et le logos est Dieu. La rencontre entre le message biblique et la pensée grecque n'était pas un simple hasard.
(...) En profondeur, ce dont il s'agit est la rencontre entre foi et raison, entre une pensée authentiquement éclairée et la religion. Partant véritablement de la nature intime de la foi chrétienne et, dans le même temps, de la nature de la pensée grecque désormais fondue dans la foi, Manuel II pouvait dire : "Ne pas agir "avec le logos" est contraire à la nature de Dieu."
  

Pour être honnête, il convient de noter ici qu'à la fin du Moyen Age se sont développées dans la théologie des tendances qui brisaient cette synthèse entre esprit grec et esprit chrétien. A rebours de ce qu'on pourrait appeler l'intellectualisme augustinien et thomiste prend naissance, avec Duns Scot, une posture volontariste qui, à travers ses différents développements, conduisit à affirmer que nous ne connaîtrions de Dieu que la voluntas ordinata. Au-delà ce celle-ci existerait la liberté de Dieu, en vertu de laquelle Il aurait pu créer et faire même le contraire de tout ce qu'il a effectivement fait. Ici se profilent des positions qui, sans aucun doute, peuvent se rapprocher de celles d'Ibn Hazm et pourraient conduire jusqu'à l'image d'un Dieu-arbitre, qui n'est lié ni à la vérité ni au bien. La transcendance et la différence de Dieu sont accentuées de manière tellement exagérée que même notre raison, notre sens du vrai et du bien ne sont plus un véritable miroir de Dieu, dont les possibilités abyssales restent pour nous éternellement inaccessibles et dissimulées derrière ses décisions effectives.
Au contraire, la foi de l'Eglise s'en est toujours tenue à la conviction qu'entre Dieu et nous, entre son Esprit créateur éternel et notre raison créée, existe une véritable analogie dans laquelle - comme le dit le Concile de Latran IV en 1215 - les dissemblances sont certes infiniment plus grandes que les ressemblances, mais pas au point cependant d'abolir l'analogie et son langage.
Dieu ne devient pas plus divin du fait que nous le repoussons loin de nous dans un volontarisme pur et impénétrable, mais le Dieu vraiment divin est ce Dieu qui s'est montré comme logos et, comme logos, a agi et agit, plein d'amour en notre faveur. Certes l'amour, comme dit Paul, "surpasse" toute connaissance et est, pour cela, capable de percevoir davantage que la simple pensée (Ep 3,19), cependant, il reste l'amour du Dieu-Logos, et, pour cela, le culte chrétien est - comme le dit encore Paul - "logikè latreia", un culte qui concorde avec le Verbe éternel et avec notre raison (Rm 12,1).
Ce rapprochement intérieur mutuel qui s'est opéré entre la foi biblique et le questionnement philosophique de la pensée grecque est un fait d'une importance décisive, non seulement du point de vue de l'histoire des religions, mais aussi de celui de l'histoire universelle - un fait qui nous crée encore aujourd'hui des obligations. Quand on constate cette rencontre, on ne peut guère s'étonner que le christianisme, en dépit de son origine et de son important développement en Orient, ait fini par trouver en Europe le lieu de son empreinte historique décisive. Nous pouvons dire à l'inverse : cette rencontre, à laquelle s'est ajouté par la suite l'héritage romain, a créé l'Europe et reste le fondement de ce qu'on peut avec raison appeler Europe.
A la thèse selon laquelle l'héritage grec, purifié par la critique, est partie intégrante de la foi chrétienne s'oppose la demande de déshellénisation du christianisme - une revendication qui, depuis le début de l'ère moderne, domine de plus en plus la recherche théologique. En regardant de plus près, on observe trois vagues dans ce programme de déshellénisation : bien que liées entre elles, elles sont cependant clairement distinctes par leurs motivations et par leurs objectifs.
La déshellénisation émerge d'abord en relation avec les postulats de la Réforme du XVIe siècle. Les réformateurs se trouvaient confrontés à la tradition des écoles théologiques, à une systématisation de la foi conditionnée totalement par la philosophie, confrontés, par conséquent, à une détermination de la foi de l'extérieur, par un mode de pensée qui ne venait pas d'elle. (...) Le sola Scriptura (les écritures seulement), au contraire, recherche la forme pure et primordiale de la foi, telle qu'elle est présente à l'origine dans la Parole biblique. La métaphysique apparaît comme un présupposé dérivant d'une autre source, dont il convient de libérer la foi pour qu'elle puisse redevenir totalement elle-même.
En affirmant qu'il avait dû écarter le savoir pour faire place à la foi, Kant a agi dans le cadre de ce programme avec une radicalité que les réformateurs n'auraient pu prévoir. Ce faisant, il a ancré la foi exclusivement dans la raison pratique, lui déniant l'accès à la totalité du réel.
La théologie libérale du XIXe et du XXe siècle a apporté une deuxième vague au programme de déshellénisation : le représentant éminent en est Adolf von Harnack. Pendant mes études, ainsi que durant les premières années de mon activité universitaire, ce programme était extrêmement actif, y compris dans la théologie catholique. Le point de départ en était la distinction de Pascal entre le Dieu des philosophes et le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Dans ma leçon inaugurale à Bonn, en 1959, j'ai discuté cet argument et je ne veux pas reprendre ici tout mon raisonnement. Je voudrais cependant tenter de mettre en lumière brièvement la nouveauté que représente cette seconde vague par rapport à la première.
Chez Harnack apparaît l'idée centrale du retour au simple homme Jésus et à son message simple, qui viendrait avant toute théologie et, justement, avant toute hellénisation : ce serait ce message simple qui constituerait le sommet véritable du développement religieux de l'humanité. Jésus aurait marqué l'adieu au culte, en faveur de la morale. En définitive, Il est représenté comme le père d'un message moral humanitaire. (...)
En arrière-fond, il y a l'autolimitation moderne de la raison, exprimée de façon classique dans les "critiques" de Kant, mais entre temps radicalisée par la pensée des sciences naturelles. Cette conception moderne de la raison se fonde, pour le dire brièvement, sur une synthèse entre platonisme (cartésianisme) et empirisme, que le succès technique a confirmé. (...)
  

Ceci comporte deux orientations fondamentales décisives pour notre question. Seul le type de certitude qui découle de la synergie entre mathématique et empirisme nous permet de parler de scientificité. Ce qui prétend être de la science doit se confronter à ce critère. C'est ainsi que même les sciences qui concernent les choses humaines, comme l'histoire, la psychologie, la sociologie et la philosophie, cherchaient à se rapprocher de canon de la scientificité. Important pour nos réflexions est encore le fait que la méthode comme telle exclut le problème Dieu, en le faisant apparaître comme un problème ascientifique ou préscientifique. Mais nous nous trouvons là devant une réduction du rayon de la science et de la raison qui doit être questionnée.
J'en arrive ainsi à la conclusion. Faite en quelques grandes lignes, cette tentative de critique de la raison moderne de l'intérieur d'elle-même, n'inclut en aucune façon l'opinion qu'il faille désormais revenir en arrière, avant les Lumières, en rejetant les convictions de l'ère moderne.
Ce qui est valide dans le développement moderne de l'esprit est reconnu sans réserves : nous sommes tous pleins de gratitude pour les possibilités grandioses qu'il a ouvertes à l'homme et pour les progrès qu'il a permis dans le champ humain. (...) L'intention n'est donc pas un retrait, une critique négative ; il s'agit au contraire d'un élargissement de notre concept de raison et de son usage. Parce que, malgré toute la joie éprouvée face aux possibilités de l'homme, nous voyons aussi les menaces qui émergent de ces possibilités et nous devons nous demander comment nous pouvons les dominer. Nous ne réussissons que si raison et foi se retrouvent unies d'une manière nouvelle ; si nous dépassons la limitation autodécrétée de la raison à ce qui est vérifiable par l'expérience, et si nous en découvrons toute l'amplitude. (...)
Ce n'est qu'ainsi que nous deviendrons capables d'un vrai dialogue entre les cultures et les religions - un dialogue dont nous avons un urgent besoin. Dans le monde occidental domine largement l'opinion que seule la raison positiviste et les formes de philosophie qui en dérivent, sont universelles. Mais les cultures profondément religieuses du monde voient justement dans cette exclusion du divin de l'universalité de la raison une attaque contre leurs convictions les plus intimes.
Une raison qui est sourde face au divin et repousse la religion au niveau des sous-cultures est incapable de s'insérer dans le dialogue des cultures. Et pourtant, la raison moderne des sciences de la nature, avec sa dimension platonicienne intrinsèque, porte en elle, comme j'ai tenté de le démontrer, une interrogation qui la transcende, elle et ses possibilités méthodologiques. Elle doit simplement accepter la structure rationnelle de la matière et les correspondances entre notre esprit et les structures rationnelles à l'oeuvre dans la nature comme une donnée de fait, sur laquelle est fondé son parcours méthodologique. Mais la question du pourquoi de cette donnée de fait existe et doit être confiée par les sciences de la nature à d'autres niveaux et modes de pensée - à la philosophie et à la théologie.
Pour la philosophie et, d'une façon différente, pour la théologie, écouter les grandes expériences et convictions des traditions religieuses de l'humanité, en particulier celles de la foi chrétienne, constitue une source de connaissance ; s'y refuser signifierait une réduction inacceptable de notre manière d'écouter et de répondre.
Ici me vient à l'esprit une réflexion de Socrate à Phédon. Dans les échanges précédents s'étaient exprimées un grand nombre d'opinions philosophiques erronées. Alors Socrate déclara : "Il serait bien compréhensible que l'un d'entre vous, irrité par tant d'erreurs, prenne en haine pour le reste de sa vie tout discours sur l'être et le dénigre. Mais, ce faisant, il perdrait la vérité de l'être et subirait un grand dommage."
L'Occident est depuis longtemps menacé par l'aversion contre les interrogations fondamentales de sa raison et il ne peut qu'en subir un grand dommage. Le courage de s'ouvrir à l'amplitude de la raison, et non le refus de sa grandeur, tel est le programme par lequel une théologie engagée dans la réflexion sur la foi biblique entrera dans les débats du temps présent. "Ne pas agir selon la raison, ne pas agir avec le logos est contraire à la nature de Dieu", a déclaré Manuel II à son interlocuteur persan à partir de son image chrétienne de Dieu. C'est à ce grand logos, à cette immensité de la raison, que nous invitons nos interlocuteurs dans le dialogue des cultures. La retrouver nous-mêmes à nouveau et toujours, c'est la grande tâche de l'université.
Traduit par Sophie Gherardi
à partir de la version italienne
publiée sur le site officiel du Vatican

01.07.2006

Harcelement moral

 

HARCELEMENT MORAL
Source : http://www.dossierfamilial.com

Le harcelement moral est défini comme une destruction psychique, voire physique (par suicide) d'un salarié au moyen de tous actes tendant à rendre les conditions de travail intenables.

En France, selon l'Anact (Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail), six millions de salariés sont victimes de violence au travail. Le harcèlement moral est une forme de violence aujourd'hui mieux dénoncée, mieux reconnue.

Le processus de harcèlement, même s'il est parfois difficile à cerner dans le milieu professionnel, est tristement efficace. Il vise spécialement une personne, de façon quasi permanente et sans raison objective : c’est ce qui le rend insupportable.

Le harcelé type a plus de 40 ans. Son métier suppose un investissement personnel ou des rapports avec le public. La"mise au placard" peut être le point de départ. Le dénigrement systématique, des objectifs professionnels irréalisables en sont souvent la suite.
Dans la fonction publique, l'impossibilité pour une chef de service de licencier une personne, entraine une stratégie d'anéantissement pour le pousser au départ.

Le Code pénal (art.225-14) punit le fait de soumettre une personne à des conditions de travail incompatibles avec la dignité humaine (2ans de prison, 500 000 Fr d'amende). Le dénigrement systématique d'un employé peut également être assimilé à des violences sur autrui (art.222-13 du Code pénal) et l'article 2223-13 punit le fait de pousser autui au suicide (5ans, 500 000 Fr d'amende.)

Comment réagir au harcèlement

Pour le salarié, la première étape est d'aller voir le médecin du travail. C’est probablement la démarche la plus urgente à effectuer. Il se mettra en contact avec votre médecin traitant. Ce dernier est seul habilité à prescrire un arrêt maladie qui préservera du harcèlement. Leurs attestations pourront être utiles s’il y a menace de licenciement.
Dans une entreprise, c'est normalement au patron de prendre les mesures propres à "assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs" (art.L.230-2 du code du travail). Il doit donc, s'il n'est pas directement impliqué, être informé par le médecin du travail en proposant des mesures de nature à supprimer le mal (art.L.241-10-1 du Code du travail) .
Si cela ne suffit pas l’inspecteur du travail pourra également être alerté, directement ou par l’intermédiaire des représentants du personnel ainsi que le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).
Le salarié pourra également alerter les syndicats et prendre contact avec un avocat spécialisé.

Saisir le conseil de prud’hommes pour faire juger abusif un licenciement consécutif aux méthodes de harcèlement et percevoir des dommages-intérêts. Ou pour faire requalifier en licenciement la démission signée dans un moment de harcèlement et bénéficier des indemnités prévues.

La commission de recours amiable de la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) puis le TASS peuvent reconnaître le caractère professionnel d’un suicide sur le lieu de travail ou des séquelles d’une tentative, dès lors que la CPAM n’apporte pas la preuve qu’ils n’ont aucun lien avec le travail.

La responsabilité civile de l’employeur peut être reconnue par le tribunal de grande instance, lorsqu’une tentative de suicide a entraîné le décès ou le handicap. Des dommages-intérêts peuvent être attribués, en réparation du préjudice.

Une plainte au pénal pour « coups et blessures » est plus risquée, l’élément intentionnel étant difficile à démontrer. Le délit de harcèlement moral n’existe pas encore.

Pour en savoir plus /www.dossierfamilial.com

05.04.2006

La France encore aux avant-postes

Je suis vraiment déçu par le manque de compréhension d'une grande partie des journalistes envers les manifestations, et le rangement de la plupart des médias du côté des réactionnaires parvenus à faire admettre dans tout le monde occidental que les régressions sociales, éthiques, les régressions des conditions de vie et de travail, sont obligés, cohérentes et normales.

En observant les choses d'un point de vue pragmatique, nous sommes obligés de reconnaître l'inéluctabilité de la mondialisation, et le libéralisme au poste de pilotage.

Ce processus de globalisation est effectivement un principe de réalité comme le soulignent régulièrement les ténors du libéralisme.

Seulement lorsque ces ultralibéraux utilisent cet argument de réalité pour décrédibiliser toutes contestations de leur système, pour suggérer que toute critique du libéralisme est irréaliste et inutile, que les luttes françaises par exemple, sont réactionnaires et n'ont aucun sens et aucun intérêt, je rapproche ces points de vues archaïques de celui de certains penseurs de la fin du XVIIIe siècle qui soutenaient encore l'absolutisme monarchique quand la nouvelle pensée préparait déjà la révolution française.

Si nous avions écouté ces anciens réactionnaires, la France n'aurait jamais sonné le glas de la monarchie, puisqu'aucun pays avant à elle, n'avait encore osé le faire.

Aujourd'hui, après 30 ans de ce néolibéralisme, il me paraît  tout à fait réactionnaire voire même indécent pour un économiste un tant soit peu empathique est au faîte des conditions de vie dans la pauvreté, de continuer à soutenir l'avancée libérale telle qu'elle se réalise, sans militer ardemment pour un changement.

La mondialisation est une réalité, le libéralisme également, mais cela ne veut absolument pas dire que tout les deux ne soit réformable.

Aujourd'hui, le point de vue le plus réaliste, le plus novateur, le plus logique et le plus révolutionnaire, c'est justement celui de la réforme, et en ce sens le peuple français montre encore une fois ses capacités avant-gardistes et révolutionnaire ( J'aurais aimé entendre cela de la part des médias).

 

La France encore une fois, est aux avant-postes, aux côtés des alter-mondialistes, des opprimés et des pauvres du monde entier, pour agir dans le sens de l'histoire, c'est-à-dire dans le sens d'une amélioration, d'une réforme de la mondialisation libérale telle qu'elle est appliqué depuis plus de 20 ans.

La France a toujours été un exemple au niveau des améliorations sociales, il serait totalement aberrant qu'elle renonce à ce statut pour devenir au contraire la caution d'un nouvel esclavage institué par l'empire du marché sur le monde entier.

Évidemment les leviers sur lesquels il faut influer, sont européens et mondiaux. (voir le chapitre libérlisme 1 dans le dossier "humanité")

28.03.2006

Ce qu'il manque à la télé

À mon sens, ce qui manque le plus à la télévision, je veux parler de la télévision grand public ; TF1, Antenne 2 etc., c'est un véritable suivi de l'actualité.

En effet, aucun problème de société n'est véritablement traité sur le long terme. Depuis 25 ans la télévision évolue toujours sur le même principe :

  • Un problème émerge à travers l'actualité (déjà cela démontre que les journalistes ne sont pas à l'écoute de la société)
  • Ce problème est montré par les médias dans le feu de l'action (et bien souvent sans véritable réflexion sociologique ni psychologique)
  • des engagements sont pris par ceux qui ont la charge de le résoudre (hommes politiques, organe de justice, acteurs du marché etc.)
  • puis les médias le laissent totalement à l'abandon sans veiller à ce que les engagements pris soient  tenus par les responsables.

En faisant cela, non seulement les journalistes laissent s'accumuler une quantité de problèmes qui deviennent de plus en plus douloureux, violents et de plus en plus difficile à résoudre à mesure qu'ils s'accumulent, mais ils décridibilisent également la classe politique, la justice, les acteurs du marché, bref tout ceux qui ont une responsabilité dans la résolution des problèmes de la société.

D'autre part, en révélant de façon épisodique les faits de société scandaleux (le sort des prostituées, des sans-logis, des prisonniers, des ouvriers du tiers-monde, des femmes battues, des banlieues, etc.), sans opérer un véritable suivi de "leurs soins", ils obligent le public à se désensibiliser devant ces immenses injustices qui perdurent et s'accumulent  car il ne peut rien faire pour les changer, et à les admettre comme des faits normaux de société, alors qu'ils sont une véritable honte pour l'humanité.

À mon sens, si nous voulons assainir la démocratie, re-moraliser la population  et re-crédibiliser le système politique, social, la justice, et le marché, il devrait y avoir sur toutes les chaînes de télévision de grande audience, de régulières émissions qui demandent des comptes aux responsables sur leurs engagements antérieurs, et ces émissions rendraient également compte aux spectateurs, donc aux citoyens, du véritable travail d'enquête qui est exigé de la part de la corporation journalistique.

 

 

 

09.03.2006

Quand l'esclavage de l'homme par l'homme cessera-t-il enfin ?

Le trafic des êtres humains et la troisième source mondiale de revenus illégaux après le trafic d'armes et celui de la drogue. Il génère environ 8 milliards de dollars par an.

Pourquoi l'humanité ne déclenche-t-elle pas de plan orsec, de luttes acharnées face à ce qui représente la plus grande honte de notre espèce ?

Ce serait un bon début pour poser les véritables bases conscientes de notre humanisation non ?

Pourquoi le libéralisme pour qui a liberté de l'individu est la valeur fondamentale, laisse-t-il une branche de son industrie commettre en quasi toute impunité, un des actes les plus honteux qu'un être humain puisse perpétrer sur terre ?

Nos descendants futurs considéreront les temps dans lesquels nous sommes, comme des temps scandaleux, des temps où la théorie humaine était incapable de rejoindre la pratique.

http://www.mecaniqueuniverselle.net

 

11.02.2006

Comment améliorer le libéralisme ?

Le libéralisme est-il soluble dans la démocratie ?

Une chose est remarquable à propos du libéralisme : tant qu'il était en compétition idéologique avec les valeurs communistes, c'est-à-dire jusqu'à la chute du bloc de l'Est, il était obligé de faire bonne figure et de chouchouter son peuple non seulement en lui offrant une liberté inexistante derrière le rideau de fer, mais également en acceptant de développer les acquis sociaux, d'améliorer en permanence les conditions de vie et de travail, de protéger les plus faibles et de resserrer également et progressivement les inégalités entre riches et pauvres.

Par contre, depuis l'effondrement du communisme, le libéralisme montre son vrai visage. Non seulement il a anéanti les valeurs du communisme c'est-à-dire l'idée même d'égalité, le désir d'améliorer les conditions de travail, les acquis sociaux, la protection des faibles, mais il écrase également et doucement ses propres valeurs de liberté, et surtout les valeurs fondamentales de la démocratie, c'est-à-dire la souveraineté du peuple.

Il semblerait donc qu'il soit absolument nécessaire pour accéder à un libéralisme sain, qu'il ait un contre-pouvoir suffisamment puissant pour le contrôler. En l'occurrence : des médias libres et indépendants du marché, des systèmes de contrôle puissants et de force égale au marché, et une justice nationale et internationale plus forte que le marché.

 

Sans cela, le libéralisme restera ce qu'en pensent Maurice Allais, lauréat du Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel, dans un article du Monde du 14 mai 2005 intitulé « Aveuglement »
  • « Une confusion essentielle résulte ici de la signification attribuée au mot libéralisme. En fait, la doctrine libérale est une doctrine politique destinée à assurer les conditions, pour vivre ensemble, des ressortissants d'une collectivité donnée (en l'occurrence les collectivités mondiales puisque le libéralisme dit oeuvrait pour la mondialisation). Mais, dans les discussions actuelles, le “libéralisme” correspond à ce qu'il conviendrait plutôt d'appeler la “chienlit laisser-fairiste” . Il convient donc de mettre entre guillemets le mot “libéralisme”, tel qu'il est utilisé actuellement par les principaux partis politiques. »

 

02.02.2006

Les mots du Medef

Selon Laurence Parisot, nouvel PDG du Medef : « la vie, la santé, l'amour sont précaires alors pourquoi pas l'emploi »

 

Voila le genre d'inépsie que les journalistes laissent s'infiltrer jusqu'au peuple, sans en analyser toute la perversité.

 

Lorsque nous appartenions au royaume des singes, avant de devenir « homme », la vie, la santé, et l'amour était effectivement précaire !

  • Mais c'est justement parce que l'humanité à lutté et lutte encore avec une féroce énergie contre la précarité de la vie, en protégeant de mieux en mieux sa population vulnérable, qu'elle est devenue « humanité » et a pu quitter la stagnation des sociétés animales soumises à la dictature hermétique des dominants.
  • C'est justement parce que l'humanité lutte contre la précarité de la santé grâce au développement continuel de la médecine, de l'hygiène et des conditions de vie, que nous pouvons nous considérer « êtres humains » aujourd'hui.
  • C'est justement en luttant sans cesse contre la précarité de l'amour bestial, par exemple en libérant les femmes de la toute-puissance des mâles dominants pour qu'elles puissent engager progressivement l'homme a privilégier l'amour et l'égalité plutôt que la copulation et la supériorité, que nous sommes devenus de plus en plus humains.

L'emploi chapeaute la vie, la santé et l'amour, et à ce titre il doit être le moins précaire possible. L'humanité devrait évoluer vers de moins en moins de précarité d'emploi et non pas l'inverse qui est une régression manifeste de la condition humaine.

Dans la nature, nos cousins singes vivent dans un stress permanent. Ils ignorant de quoi sera fait le lendemain, et doivent se soumettre à la dictature de dominants narcissiques et de prédateurs de toutes sortes.

C'est exactement vers ces conditions antidémocratiques que nous ramène le libéralisme lorsqu'il n'a plus de contre-pouvoir suffisamment fort pour contraindre sa voracité.

L'homme a la chance de pouvoir dépasser le stade primaire et inconscient de l'animal soumis à la compétition impitoyable, à l'agressivité et au stress permanent, alors pourquoi le marché s'acharne-t-il depuis 20 ans à nous ramener en arrière ?.

Le peuple a besoin de sérénité, de stabilité, d'éducation, de travail, de reconnaissance dans le travail, il a besoin de calme, de paix, de tranquillité d'esprit, de valeurs positives, d'images universelles, il a besoin de justice, et de droiture, il est peut-être temps de revenir mondialement à ces simples bases.

30.01.2006

Science & Avenir

 

 

 

Une intelligence qui, pour un instant donné, connaîtrait toutes les forces dans la nature est animé et la situation respective des êtres qui la composent, si d'ailleurs elle était assez vaste pour soumettre ces données à l'analyse, embrasserait dans la même formule les mouvements des plus grands corps de l'univers et ceux du plus léger atome : rien ne serait incertain pour elle, et l'avenir, comme le passé, serait présent à ses yeux. (Laplace, essai sur le calcul de probabilités.)

 

 

 

 

Pensez-vous qu'il sera possible à la science un jour, d'accéder à la connaissance de toutes les forces en actions dans l'univers et de leurs répercussions, et donc d'accéder à une connaissance certaine de son avenir ?

25.01.2006

Démocratie

À travers sa lente et cahoteuse ascension, l'humanité semble vouloir se frayer un chemin difficile vers une sorte d'eldorado qui s'appellerait : démocratie universelle.


Ceux qui imposent cet itinéraire à l'ensemble, paraissent tellement convaincus du bien-fondé de leur option, qu'ils en oublient d'expliquer au monde entier son intérêt, et d'y réfléchir eux-mêmes.

 

J'avoue que je soutiens leur cause mais pas la façon dont ils s'y prennent.
Je suis pour l'établissement d'un système démocratique à l'échelle universelle et par l'envie plutôt que par la force.

 

Il est peut-être temps alors, de comprendre pourquoi la démocratie est une bonne chose pour le genre humain, pourquoi elle est préférable à la dictature, à l'empire ou à l'oligarchie.

 

Il est peut-être temps également de rendre véritablement démocratique nos démocraties, de manière à ce qu'elles deviennent enviables et attractives et qu'elles soient adoptées naturellement comme on aime adopter des attitudes positives.

 

Je pose donc la question ; que doit faire une démocratie pour être enviable ?

23.01.2006

L'État-providence

Si l'on se fixe sur l'évolution de l'humanité, le libéralisme tel qu'il est pratiqué est un système bien plus archaïque que ce que nous appelons l'État-providence (le fonctionnariat).
 Elle est beaucoup plus proche de l'organisation sociale des primates naturels dont nous sommes issus,  elle privilégie la loi du plus fort et du mieux adapté, elle a tendance à renforcer la distance entre dominants et dominés, elle génère un certain climat de risques et de dangers que l'être humain doit assumer, et les plus faibles de la société sont livrés à l'abandon, ou au bon vouloir de la générosité de certains individus.

L'État-providence au contraire, prend soin de ses individus les plus faibles, ils diminuent le stress lié aux risques et aux dangers (puisque l'être humain en échange de son travail reçoit la quiétude d'une vie entière protégée), il offre  un temps libre suffisant pour s'enrichir culturellement, ce qui n'est pas le cas du libéralisme, il dévalue les hiérarchies d'origine animale, et il rééquilibre d'une certaine manière les injustices de la nature.

Selon moi, pour passer d'un fonctionnement national à un fonctionnement mondial, l'humanité devait abattre les fonctionnariats nationaux, et donc livré pour un temps l'être humain aux sociétés particulières pour le dire plus en clair à la voracité du capitalisme, mais à terme, ce qui s'imposera de nouveau et sous la pression de syndicats internationaux du genre attac, ce sera un fonctionnariat international, l'État mondial providence, un salaire minimum de vie pour tous les êtres humains qui composent notre espèce ce qui permettra à chaque homme sur Terre d'avoir un toit, de quoi se nourrir, s'éduquer, nourrir et éduquer ses enfants correctement.

La liberté du libéralisme  tel qu'il est pratiqué aujourd'hui ne profite qu'à un petit nombre d'êtres humains qui par leur naissance se retrouvent directement nantis, et quelques rares exceptions qui peuvent se hisser d'un milieu populaire et déshérité jusqu'à une classe plus haute.