23.01.2006
L'État-providence
Si l'on se fixe sur l'évolution de l'humanité, le libéralisme tel qu'il est pratiqué est un système bien plus archaïque que ce que nous appelons l'État-providence (le fonctionnariat).
Elle est beaucoup plus proche de l'organisation sociale des primates naturels dont nous sommes issus, elle privilégie la loi du plus fort et du mieux adapté, elle a tendance à renforcer la distance entre dominants et dominés, elle génère un certain climat de risques et de dangers que l'être humain doit assumer, et les plus faibles de la société sont livrés à l'abandon, ou au bon vouloir de la générosité de certains individus.
L'État-providence au contraire, prend soin de ses individus les plus faibles, ils diminuent le stress lié aux risques et aux dangers (puisque l'être humain en échange de son travail reçoit la quiétude d'une vie entière protégée), il offre un temps libre suffisant pour s'enrichir culturellement, ce qui n'est pas le cas du libéralisme, il dévalue les hiérarchies d'origine animale, et il rééquilibre d'une certaine manière les injustices de la nature.
Selon moi, pour passer d'un fonctionnement national à un fonctionnement mondial, l'humanité devait abattre les fonctionnariats nationaux, et donc livré pour un temps l'être humain aux sociétés particulières pour le dire plus en clair à la voracité du capitalisme, mais à terme, ce qui s'imposera de nouveau et sous la pression de syndicats internationaux du genre attac, ce sera un fonctionnariat international, l'État mondial providence, un salaire minimum de vie pour tous les êtres humains qui composent notre espèce ce qui permettra à chaque homme sur Terre d'avoir un toit, de quoi se nourrir, s'éduquer, nourrir et éduquer ses enfants correctement.
La liberté du libéralisme tel qu'il est pratiqué aujourd'hui ne profite qu'à un petit nombre d'êtres humains qui par leur naissance se retrouvent directement nantis, et quelques rares exceptions qui peuvent se hisser d'un milieu populaire et déshérité jusqu'à une classe plus haute.
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Commentaires
Il a fallu plusieurs siècles et plusieurs révolutions pour que les classes populaires s’organisent en France et acquièrent des droits. Je crains malheureusement que la reconstitution à l’échelle mondiale de ces droits ne demandent encore plus de temps, à cause des différences de situations d’un pays à l’autre et de la barrière des langues et des cultures !
Je ne suis pas d’accord avec cette phrase : « pour passer d'un fonctionnement national à un fonctionnement mondial, l'humanité devait abattre les fonctionnariats nationaux. » Non ! c’est une folie d’abattre ce qui existe pour ce qui n’existe pas encore, cela s’appelle lâcher la proie pour l’ombre.
Ecrit par : moi | 24.01.2006
Bien sûr que : « c’est une folie d’abattre ce qui existe pour ce qui n’existe pas encore » mais le problème, c'est que les dominants actuels de l'humanité, ne savent toujours pas évoluer autrement que par antagonisme, par destruction et reconstruction. Leur psychisme n'a pas encore atteint la capacité à concevoir la symbiose ou l'osmose, c'est-à-dire la refonte de plusieurs systèmes ou idéologie dans un pôle commun pour en extraire la quintessence.
La victoire du libéralisme sur le communisme en est un exemple frappant. Les ultralibéraux aveuglés par l'orgueil de leur victoire ont tout simplement anéanti tout ce que le communisme avait de positifs pour imposer leur vision unipolaire, en négligeant le fait que cette conduite devait sacrifier des millions d'êtres humains pendant les décennies de transition.
Ce sera tout autrement lorsque nous serons en démocratie !!! car à ce moment-là, les dominantes devront se résoudre à consulter sans le manipuler l'opinion du peuple par essence plus paisible que les dominants, et construire dans son sens.
Le peuple en effet refuserait naturellement de résoudre les problèmes à travers l'anéantissement, les conflits, les guerres, le principe de domination soumission (tout simplement parce qu'il en est la première victime)
Ecrit par : jmt | 25.01.2006
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