05.04.2006
La France encore aux avant-postes
Je suis vraiment déçu par le manque de compréhension d'une grande partie des journalistes envers les manifestations, et le rangement de la plupart des médias du côté des réactionnaires parvenus à faire admettre dans tout le monde occidental que les régressions sociales, éthiques, les régressions des conditions de vie et de travail, sont obligés, cohérentes et normales.
En observant les choses d'un point de vue pragmatique, nous sommes obligés de reconnaître l'inéluctabilité de la mondialisation, et le libéralisme au poste de pilotage.
Ce processus de globalisation est effectivement un principe de réalité comme le soulignent régulièrement les ténors du libéralisme.
Seulement lorsque ces ultralibéraux utilisent cet argument de réalité pour décrédibiliser toutes contestations de leur système, pour suggérer que toute critique du libéralisme est irréaliste et inutile, que les luttes françaises par exemple, sont réactionnaires et n'ont aucun sens et aucun intérêt, je rapproche ces points de vues archaïques de celui de certains penseurs de la fin du XVIIIe siècle qui soutenaient encore l'absolutisme monarchique quand la nouvelle pensée préparait déjà la révolution française.
Si nous avions écouté ces anciens réactionnaires, la France n'aurait jamais sonné le glas de la monarchie, puisqu'aucun pays avant à elle, n'avait encore osé le faire.
Aujourd'hui, après 30 ans de ce néolibéralisme, il me paraît tout à fait réactionnaire voire même indécent pour un économiste un tant soit peu empathique est au faîte des conditions de vie dans la pauvreté, de continuer à soutenir l'avancée libérale telle qu'elle se réalise, sans militer ardemment pour un changement.
La mondialisation est une réalité, le libéralisme également, mais cela ne veut absolument pas dire que tout les deux ne soit réformable.
Aujourd'hui, le point de vue le plus réaliste, le plus novateur, le plus logique et le plus révolutionnaire, c'est justement celui de la réforme, et en ce sens le peuple français montre encore une fois ses capacités avant-gardistes et révolutionnaire ( J'aurais aimé entendre cela de la part des médias).
La France encore une fois, est aux avant-postes, aux côtés des alter-mondialistes, des opprimés et des pauvres du monde entier, pour agir dans le sens de l'histoire, c'est-à-dire dans le sens d'une amélioration, d'une réforme de la mondialisation libérale telle qu'elle est appliqué depuis plus de 20 ans.
La France a toujours été un exemple au niveau des améliorations sociales, il serait totalement aberrant qu'elle renonce à ce statut pour devenir au contraire la caution d'un nouvel esclavage institué par l'empire du marché sur le monde entier.
Évidemment les leviers sur lesquels il faut influer, sont européens et mondiaux. (voir le chapitre libérlisme 1 dans le dossier "humanité")
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